Editorial 2012, XXXII, 1

Pr Antoine Brézin

Université Paris Descartes

Groupe Hospitalier Cochin – Hôtel-Dieu

Service d’ophtalmologie

 

Traitement des pathologies ophtalmiques orphelines : le rôle des pharmacies hospitalières est majeur

 

La prévention des handicaps visuels est un sujet majeur de santé publique, amplifié par le vieillissement de la population et les besoins d’autonomie des personnes âgées. Alors que les ressources thérapeutiques ont été longtemps restreintes aux traitements des pathologies de la surface oculaire et du glaucome, la gamme des médicaments disponibles s’est aujourd’hui étendue à des domaines beaucoup plus divers de l’ophtalmologie.

 

Un objectif essentiel de la prise en charge des affections oculaires et de pouvoir traiter l’œil sans entrainer d’effets systémiques.

Or, l’effet des collyres est restreint aux atteintes de la surface oculaire et du segment antérieur de l’œil.

Heureusement, la voie systémique n’est plus la seule modalité de traitement des pathologies du segment postérieur. Les voies d’administration intra-vitréennes et périoculaires sont désormais utilisées en routine et les injections d’anti-VEGF ont ainsi amélioré le pronostic des complications néovasculaires de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

 

Bien que l’industrie pharmaceutique ait porté sur le marché au cours des dernières années un certain nombre de nouveaux médicaments dans le domaine de l’ophtalmologie, de nombreuses pa-thologies restent encore orphelines.

 

Les pharmacies hospitalières jouent donc un rôle majeur dans la fabrication de médicaments destinés à ces affections ; ces médicaments qui n’ont pas d’AMM, ont un statut de « préparation hospitalière ».

Les collyres antibiotiques destinés aux traitements des kératites infectieuses graves en sont un exemple. Parfois, des substances actives  telles que la mitomycine font l’objet de préparations pour un usage par application de contact au cours d’actes de chirurgie oculaire.

 

Enfin, les pharmacies hospitalières peuvent contribuer de manière majeure à la maîtrise des dépenses de santé, notamment en mettant à la disposition des ophtalmologistes des préparations de Bévacizumab dont le coût est environ quarante fois inférieur à celui du Ranibizumab, pour un effet généralement jugé équivalent.

 

Aborder les domaines très divers de la pharmacologie oculaire et rédiger un tel article dans Dossier du CNHIM, destiné tant aux ophtalmologistes qu’aux pharmaciens, constituait un défi. Celui-ci a été brillamment relevé par Cécile Cadot, Marie-Laure Brandely-Piat et Jean-Louis Bourges, avec l’aide du comité de rédaction de la revue.

Leur présentation synthétique des préparations hospitalières disponibles et des données sur lesquelles reposent les indications proposées, représente un document de référence dans ce domaine.

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