Editorial 2010, XXXI, 5

Docteur Hubert Marotte

 

Service de rhumatologie

CHU Saint-Etienne

Saint-Priest-en-Jarez

 

La polyarthrite rhumatoïde : l’ère des biothérapies

 

Cette année à la suite d'un travail collaboratif international, de nouveaux critères spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde précoce ont été publiés conjointement dans les revues européennes et américaines de rhumatologie. Ces critères permettent maintenant de diagnostiquer précocement la maladie. Le but est de pouvoir débuter un traitement le plus rapidement possible avant l'apparition de la destruction articulaire et ainsi de prévenir son apparition. Ces critères étaient indispensables depuis l'apparition des biothérapies.

 

Ces biothérapies, développées à partir d'une meilleure compréhension de la physiopathologie de la maladie, permettent d'améliorer la symptomatologie des malades et surtout de stopper la destruction articulaire. Cependant, leur utilisation n'est pas sans effet indésirable. Pour mémoire, il y a déjà 10 ans, la pharmacovigilance a identifié de nombreux cas de réactivation de tuberculose latente chez les malades traités par inhibiteur du TNFa (tumor necrosis factor alpha).

 

Depuis trois ans, trois nouvelles biothérapies sont venues renforcer notre arsenal thérapeutique.

La première est l'abatacept qui inhibe la co-stimulation. La deuxième est le tocilizumab qui est un anticorps se fixant sur le récepteur de l'interleukine-6. La dernière est le certolizumab pegol qui est un nouvel inhibiteur du TNFa sous forme pegylé.

 

Devant la multiplication des biothérapies, il nous faut développer une prise en charge personnalisée

pour chaque malade. Pour cela, il est nécessaire de valider des biomarqueurs à la fois de sévérité de la maladie polyarthrite rhumatoïde, et de la réponse aux différentes biothérapies.

 

Cela permettrait pour le malade de bénéficier de la biothérapie dont il a besoin, sans lui faire prendre le risque d'effet indésirable potentiellement mortel d'un médicament inefficace. Enfin, cela permettrait de réduire les coûts pour la collectivité avec un malade qui va mieux avec son traitement personnalisé sans la gestion des effets indésirables.

 

Comme pour les pathologies chroniques, la prise en charge d’une polyarthrite rhumatoïde doit être multidisciplinaire. Ceci implique une information régulière et actualisée des professionnels de santé. Le traitement de fond de première intention reste le méthotrexate qui a un excellent profil de tolérance.

 

Cette pathologie et ses traitements avaient déjà fait l’objet d’un Dossier du CNHIM il y a 7 ans, mais compte tenu des progrès impressionnants dans ce domaine, il n’était pas inutile de faire à nouveau une évaluation de la prise en charge thérapeutique actuelle de la polyarthrite rhumatoïde.

Apres avoir traité dans une première partie les nouvelles biothérapies ciblant les cellules du système immunitaire, rituximab et abatacept (Cf. Dossier du CNHIM XXXI-4-2010), cette seconde partie (Dossier du CNHIM XXXI-5-2010) analyse en détail les modalités d’utilisation et les résultats cliniques de trois nouvelles biothérapies ciblant les cytokines, tocilizumab, certolizumab, golimumab.

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