Résumé 2007, XXVIII, 1   

Produits de contraste pour imagerie par résonance magnétique

 

 

Le phénomène de résonance magnétique nucléaire (RMN), décrit en 1946 par Bloch et Purcell, a eu plusieurs applications médicales, notamment :

- production d’image ou imagerie par résonance magnétique (IRM),

- production d’un spectre de RMN ou spectroscopie par résonance magnétique (SMR).

L’IRM permet la détection et la caractérisation des tissus pathologiques et des lésions, et l’analyse fonctionnelle des tissus.

La sensibilité et la spécificité de cette technique d’imagerie peuvent être améliorées par l’injection de produits de contraste.

 

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) repose sur l’étude du comportement des noyaux d’hydrogène. Les protons possèdent des propriétés magnétiques comparables à un petit aimant. Placés dans un champ magnétique, ils sont d’abord excités puis retournent à leur état d’équilibre, phénomène à l’origine de l’image.

L’obtention du signal d’IRM comprend 3 étapes :

- l’aimantation : sous l’influence d’un champ magnétique externe, les protons s’alignent sur l’axe du champ magnétique ;

- l’excitation par une onde de radiofréquence ;

- la relaxation ou retour à l’équilibre qui s’accompagne de l’émission d’une onde magnétique constituant le signal.

L’appareil d’IRM va capter le signal, le localiser dans l’espace et le convertir en image.

 

La qualité de l’image dépend du rapport signal / bruit. Le contraste de l’image dépend de paramètres tissulaires (processus pathologique, injection de produits de contraste) et de paramètres séquentiels liés à la programmation des séquences d’acquisition.

 

Les produits de contraste peuvent être caractérisés par une spécificité tissulaire et vont être distribués dans l’espace extracellulaire ou dans le système réticulo-endothélial.

Ils peuvent être classés en :

- produits paramagnétiques : chélates de gadolinium (acide gadotérique, acide gadopentétique, gadobénate de diméglumine, gadodiamide, gadotéridol) ou de manganèse (mangafodipir) ;

- produits superparamagnétiques : complexes à base de fer (nanoparticules superparamagnétiques d’oxyde de fer, ferumoxsyl, ferucarbotran).

Les produits de contraste sont généralement bien tolérés mais des effets indésirables, transitoires et de faible intensité, peuvent survenir : toxicité directe de la substance active ou mécanisme indirect (réaction allergique immédiate ou tardive).

 

Les applications de l’IRM sont nombreuses, en particulier dans le domaine de la cancérologie.

La société française de radiologie a émis des recommandations chez la femme enceinte et en cas d’allaitement.

L’IRM présente :

- des avantages : images de meilleure qualité et contenant plus d’informations anatomiques que les autres méthodes d’imagerie médicale, non intervention des rayonnements ionisants,

- mais également des limites telles que la durée de l’examen et son coût.

 

 

 

 

Mots clés : chélate de gadolinium, chélate de manganèse, complexe à base de fer, imagerie par résonance magnétique (IRM), produit de contraste pour IRM, résonance magnétique