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Résumé 2005, XXVI, 2 |

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Hypertension artérielle pulmonaire: stratégie de prise en charge |
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L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie grave se définissant par une élévation anormale de la pression artérielle pulmonaire et des résistances vasculaires pulmonaires. Les hypertensions pulmonaires secondaires à une dysfonction ventriculaire gauche, à une maladie respiratoire ou à une maladie thrombo-embolique chronique sont à différencier des hypertensions artérielles pulmonaires « proliférantes » parmi lesquelles il existe des formes idiopathiques (HTAPi, anciennement appelées « primitives ») pour lesquelles aucune cause n’est clairement identifiée, des formes familiales, et des formes associées à une prise médicamenteuse (anorexigènes) ou à des pathologies comme la sclérodermie, les cardiopathies congénitales, l’infection par le VIH ou l’hypertension portale. La perfusion intraveineuse continue d’une prostacycline, l’époprosténol (FLOLAN®), est le traitement majeur de l’HTAP, en alternative à la transplantation pulmonaire, chez des patients classe fonctionnelle NYHA III ou IV. Deux nouveaux médicaments sont venus récemment renforcer l’arsenal thérapeutique. Le premier appartient à la nouvelle classe des antagonistes des récepteurs de l’endothéline. C’est le bosentan (TRACLEER®). Le second est un analogue de la prostacycline, l'iloprost administré par voie inhalée (VENTAVIS®). Enfin, l’Afssaps vient d’accorder une autorisation de mise sur le marché en France au tréprostinil (REMODULIN®), une forme stable de prostacycline, pour le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire idiopathique de classe III. Tous ces traitements transforment peu à peu le pronostic de cette maladie peu connue, à évolution spontanée et engageant encore souvent le pronostic vital à court terme. Mots clés : bosentan, époprosténol, hypertension artérielle pulmonaire, iloprost, prostacycline, tréprostinil.
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