- ticarcilline disodique - insuline - chlorure de sodium 0,9%. - succinate de méthylprednisolone sodique - iopamidol. INTERACTIONS - buspirone - diazépam. - fentanyl - ritonavir. L PANCREATITE ET STATINES Effet indésirable : potentiellement GRAVE et le plus souvent REVERSIBLE A LARRET DU TRAITEMENT. Des tableaux de pancréatites cliniques ou biologiques ont été observés lors de traitements par des statines ou inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (1- 10). Dans certains cas, il s'agissait dauthentiques pancréatites aiguës. Dans la littérature, les substances actives de la classe des statines reconnues responsables de pancréatites sont la simvastatine, la pravastatine, l'atorvastatine et la lovastatine (3, 5 - 7). Un facteur de risque a été évoqué, il sagit de lhémodialyse (6). La mise en cause du médicament dans la survenue de cet effet ne se fait quaprès avoir éliminé les autres étiologies, en particulier une lithiase biliaire, lalcoolisme, une infection. Par ailleurs, la régression des symptômes (et la normalisation de l'hyperamylasémie et de l'hyperamylasurie) à l'arrêt du traitement est un élément en faveur de létiologie médicamenteuse. Dans un certain nombre de cas, une réadministration du médicament sest accompagnée dune récidive des symptômes (3, 4). Cet effet indésirable figure aujourdhui dans les RCP de la simvastatine et de latorvastatine (8 - 10). Le mécanisme d'action des statines pourrait expliquer la survenue de ces cas de pancréatite. En effet, les statines sont des médicaments normolipémiants agissant par inhibition compétitive de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl coenzyme A réductase (ou HMG-CoA réductase) (2). Cette enzyme agit dans les premières étapes de la biosynthèse du cholestérol en transformant l'HMG-CoA en mévalonate. Ainsi, les statines provoquent une diminution des concentrations plasmatiques du cholestérol total, du cholestérol-LDL et du cholestérol-VLDL. Elles ont également tendance à réduire les concentrations de triglycérides et à augmenter celles de cholestérol-HDL. Les statines exercent leur effet hypocholestérolémiant par stimulation de l'augmentation des récepteurs LDL sur la membrane des hépatocytes. Il en résulte un accroissement de la clairance aux LDL dans la circulation. Le mécanisme, qui est vraisemblablement à lorigine des atteintes hépatiques de ces médicaments, peut peut-être aussi expliquer la survenue de pancréatites. Si tel était le cas, il sagirait alors dun effet de classe (4). Fréquence : RARE OU EXCEPTIONNEL. La littérature rapporte 4 cas de pancréatite aiguë (3 - 5). Une augmentation de lincidence des pancréatites aiguës a été décrite en cas dinsuffisance rénale chronique : 2,3% chez les patients urémiques vs 0,5% chez les patients non urémiques. Par ailleurs, une étude hospitalière espagnole a mis en évidence une fréquence accrue de pancréatites aiguës chez des patients hémodialysés (6). Un recensement réalisé entre 1986 et 1994 a rapporté que 2,03% de patients hémodialysés ont développé de manière inattendue une pancréatite aiguë durant les 7 premières années de l'étude, et 10,7% (6 sur 56) pendant la dernière année. Dans l'hôpital même où l'étude s'est déroulée, et 1 an avant l'introduction des statines dans le traitement des hémodialysés hyperlipémiques, 5 patients sur 20 (2 simvastatine et 3 pravastatine), soit 26,3% de lensemble des patients traités et 8,9% des patients hémodialysés, avaient développé une pancréatite aiguë (1, 6). Terrain(s) favorisant(s) : INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE. L'insuffisance rénale chronique augmenterait l'incidence de survenue des pancréatites aiguës sous statines (1, 6). Moment(s) de survenue : AU COURS DU TRAITEMENT. Le délai de survenue des pancréatites au cours de traitements par statines varie selon les publications de quelques heures à 7 mois (3 - 5). Conduite à tenir : ARRETER LE TRAITEMENT, HOSPITALISER EN MILIEU SPECIALISE, EFFECTUER UNE SURVEILLANCE CLINIQUE ET BIOLOGIQUE. L'attitude adoptée face à ces pancréatites a été d'arrêter le traitement (entraînant ainsi la régression des symptômes) et d'instaurer une surveillance clinique et biologique après hospitalisation du patient (3 - 5). Références : (1) Aursnes I. Drugs affecting lipid metabolism. In : Meyler's Side Effects of Drugs 13th Ed : M.N.G. DUKES, 1996, chap 44 : 1324-35. (2) Martindale -The Complete Drug Reference- 32nd ed, Pharmaceutical Press, LONDON 1999 : 1278. (3) Lons T., Chouterman M. : La simvastatine : une nouvelle molécule responsable de pancréatite aiguë ? Gastroenterol. Clin. Biol., 1991, 15, 93-4. (4) Ramdani M. et al. : Pancréatite aiguë à la simvastatine : deux cas. Gastroenterol. Clin. Biol., 1991, 15, 986. (5) Couderc M. et al. : Un nouveau cas de pancréatite aiguë après la prise de simvastatine. Gastroenterol. Clin. Biol., 1991, 15, 986-7. (6) Lozano L. et al. : HMG-CoA reductase inhibitors in hemodialysis patients. A risk factor for acute pancreatitis ?, Nephrol. Dialysis Transplant., 1994, 9, 992. (7) Pluhart W. : Ein fall moeglicher lovastatin-induzierter pankreatitis bei gleichzeitigen Gilbert-Syndrom, Wien Klin Wochenschr 1989, 101, 551-4. (8) Rectificatif AMM LODALES 17/08/1999. (9) Rectificatif AMM TAHOR 22/01/1999. (10) Rectificatif AMM ZOCOR 29/10/1999. Remarque : il serait souhaitable que nous ayons connaissance des éventuels cas notifiés aux laboratoires pharmaceutiques et aux CRPV, regroupés dans la banque nationale de recueil des notifications deffets indésirables, afin de savoir si la pancréatite est un effet indésirable devant être étendu à la classe des statines et donc également présent dans les RCP de la cérivastatine, de la fluvastatine et de la pravastatine. Liste des spécialités commercialisées contenant une statine : CHOLSTAT 0,1MG CPR - CHOLSTAT 0,3MG CPR - ELISOR 20MG CPR - FRACTAL 20MG GELULE - FRACTAL 40MG GELULE - LESCOL 20MG GELULE - LESCOL 40MG GELULE - LODALES 20MG CPR ENR - STALTOR 0,1MG CPR - STALTOR 0,3MG CPR - TAHOR 10MG CPR - TAHOR 20MG CPR NC - TAHOR 40MG CPR - VASTEN 20MG CPR - ZOCOR 20MG CPR ENR - ZOCOR 5MG CPR ENR. (IN)COMPATIBILITES 1. FICHE COMPATIBILITE 8 Ranitidine chlorhydrate - Glucose 10% La dilution de chlorhydrate de ranitidine (0,5 ; 1 ; 2g/l) dans une solution de glucose 10% est physiquement compatible. Il est noté une diminution de 4%, ou moins, du taux de ranitidine après conservation 7 jours à 23°C, dans un contenant en PVC. Réf. : Stewart JT, Warren FW, Johnson SM et al. Stability of ranitidine in intravenous admixtures stored frozen, refrigerated, and at room temperature. Am J Hosp Pharm 1990 ; 47 : 2043-6. Chlorhydrate de ranitidine : Azantac® 50 mg/2 ml solution injectable, Raniplex® 50 mg/2 ml solution injectable. En bref Chlorhydrate de ranitidine : 0,5 ; 1 ; 2g/l Vecteur : glucose 10% Compatibles Contenant : PVC Nature : physiquement Durée, délai : 7 jours Température : 23°C Lumière : non renseigné 2. FICHE COMPATIBILITE 8 Ticarcilline disodique - Insuline - NaCl 0,9% Le mélange des solutions de ticarcilline disodique et dinsuline, diluées respectivement à 20 mg/ml et 0,2 U/ml dans une solution de chlorure de sodium 0,9%, administrées à laide dun système dinjection en Y (mélange : 1/1), est physiquement compatible 2 heures à 25°C. Réf. : Smythe M, Malouf E. Visual compatibility of insulin with secondary intravenous drugs in admixtures. Am J Hosp Pharm 1991 ; 48 : 125-6. Ticarcilline disodique : Ticarpen® 1 g, 2 g et 5 g, poudres lyophilisées injectables. Insuline : Actrapid® 1000 UI/10 ml, Actrapid® Novolet 300 UI/3 ml, Actrapid® Penfill 300 UI/3 ml, Insuman® 500 UI/5 ml, Insuman® Infusat 100 UI/ml, Insuman® Rapid 300 UI/3 ml cartouche, Orgasuline® Rapide 1000 UI/10 ml, Umuline® Rapide 150 UI/1,5 ml et 300 UI/3 ml, solutions injectables. Supprimées à partir du 30/03/2000 : Actrapid® 400 UI/10 ml, Insuman® 400 UI/10 ml, Orgasuline® Rapide 400 UI/10 ml, Umuline® Rapide 400 UI/10 ml. En bref Ticarcilline disodique : 20 mg/ ml Insuline : 0,2 U/ml Vecteur : chlorure de sodium 0,9% Compatibles Contenant : système en Y Nature : physiquement Durée, délai : 2 heures Température : 25°C Lumière : non renseigné 3. FICHE COMPATIBILITE 8 Méthylprednisolone succinate - Iopamidol Le mélange dune solution de succinate de méthylprednisolone sodique (10 mg dans 1 ml) et dune solution diopamidol (61% dans 5 ml) dans une même seringue est physiquement compatible 2 heures au moins. Réf. : Irving HD, Burbridge BE. Incompatibility of contrast agents with intravascular medications. Radiology 1989 ; 173 : 91-2. Méthylprednisolone succinate sodique : Méthylprednisolone Dakota 20 mg, 40 mg, 120 mg et 500 mg poudres pour solutions injectables. Iopamidol : Iopamiron® 300 30,6 g/50 ml, 61,24 g/100 ml et 122,47 g/200 ml solutions injectables. En bref Succinate de méthylprednisolone sodique : 10 mg/l ml Iopamidol : 61%/5 ml Compatibles Nature : physiquement Durée, délai : 2 heures au moins Température : non renseigné Lumière : non renseigné NOUVELLES INTERACTIONS M buspirone diazépam Le risque de majoration des effets indésirables de la buspirone (à type de malaises, de céphalées, de nausées) lors de son association avec le diazépam, est à prendre en compte. Le mécanisme de cette interaction correspondrait à une augmentation des concentrations plasmatiques de buspirone. Les effets de cette interaction satténueraient au delà de quelques jours. Réf. : Dossier BUSPAR®. Réf. : Gammans RE, Mayol RF, Labudde JA. Metabolism and disposition of buspirone. AM J Med 1996 ; 80 (suppl 3B) : 41-51. Buspirone chlorhydrate : Buspar® 10 mg, Buspirone G Gam 10 mg et Buspirone Merck 10 mg comprimés. Diazepam : Diazepam Ratiopharm 2 mg, 5 mg et 10 mg, Novazam® 10 mg Gé, Valium® 2 mg, 5 mg et 10 mg comprimés ; Valium® 10 mg/ml solution buvable gouttes ; Valium® 10 mg/2 ml solution injectable. M fentanyl - ritonavir Lassociation du fentanyl et du ritonavir, se traduisant par une augmentation de leffet dépresseur de lanalgésique opiacé, demande de prendre certaines précautions demploi . Le mécanisme de cette interaction correspond à laugmentation des concentrations plasmatiques du fentanyl en raison de la diminution de son métabolisme hépatique par le ritonavir (inhibiteur du CYP3A4). Il peut en résulter une augmentation et/ou une prolongation des effets thérapeutiques et des effets indésirables du fentanyl, pouvant conduire à une dépression respiratoire sévère. Il convient de débuter (ou dadapter) la posologie du fentanyl aux doses les plus faibles, en cas de traitement par le ritonavir. Réf. : Dossier DUROGESIC® (études in vitro sur microsomes et hépatocytes). Réf. : Okkola KT. Anesthesiology 1999 ; 91 : 681-5. Fentanyl citrate : Fentanyl Dakota, Janssen et Qualimed 0,1 mg/2 ml, Fentanyl Dakota, Janssen et Qualimed 0,5 mg/10 ml, solutions injectables. Ritonavir : Norvir® 100 mg capsule et gélule, 600 mg/7,5 ml solution buvable. © CNHIM 2000 - Parution trimestrielle Directeur de Publication : J-M Kaiser Rédactrice en chef : M. C. Husson Comité de Rédaction : S. Bot Ba Njock, A. Escousse, C. Fréville, A. Lillo-Le Louet , B. Miquel, M. Ollagnier, C. Tollier Réalisation : C. Grevot Pour tout renseignement ou pour recevoir Mini Dossier, sadresser au CNHIM, 7 rue du Fer-à-Moulin, 75005 Paris. Tél : +33 (0)1 44 08 77 77 Fax : +33 (0)1 43 36 76 49 Email : cnhim@wanadoo.fr Imprimé par ESE - Zone Industrielle 2 rue Emile Zola - 77350 Montry |