
Sommaire
EFFETS INDESIRABLES
Rhabdomyolyse
et Inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase
(IN)COMPATIBILITES
- Tramadol - Chlorure de sodium - PVC
- Atropine sulfate et morphine sulfate - Seringue
- Vancomycine - Glucose 5% - Oméprazole
INTERACTIONS
NOUVELLES :
Carvedilol et cimétidine
Delavirdine er alcaloïdes de l'ergot de seigle
EFFETS INDESIRABLES

L RHABDOMYOLYSE ET INHIBITEURS DE L'HMG-CoA REDUCTASE
La
rhabdomyolyse est une conséquence potentiellement fatale d'une nécrose musculaire
importante. C'est un syndrome clinique et biochimique qui résulte d'une destruction du
muscle strié (lyse) et du relargage du contenu des myocytes dans la circulation
générale. Il existe un très grand nombre de causes de rhabdomyolyses : traumatiques
(ex. : exercice excessif, écrasement musculaire), infectieuses bactériennes (ex. :
Staphylococcus) ou virales (ex. : grippe), médicamenteuses (ex. : hypolipémiants) ou
toxiques (ex. : cocaïne). Dans d'autres cas il s'agit d'anomalies métaboliques
héréditaires ou d'anomalies de structure des myocytes (1).
La rhabdomyolyse peut être asymptomatique et découverte de manière fortuite sur un
bilan biologique. Les signes cliniques classiques sont les myalgies, une faiblesse
musculaire, des crampes. La symptomatologie peut être beaucoup plus sévère voire fatale
si la destruction musculaire est importante : douleurs intenses, déficit moteur et
insuffisance rénale aiguë qui fait toute la gravité du tableau par atteinte tubulaire
rénale due à la myoglobine. Biologiquement, on retrouve une élévation des taux
sanguins des enzymes musculaires, notamment des créatine kinases (CK), mais également de
la myoglobine (responsable de la myoglobinurie), et en cas d'insuffisance rénale, une
élévation de la créatininémie, de la kaliémie et de l'acide urique. (1-2).
L'hyperkaliémie et l'hypocalcémie résultantes peuvent entraîner des troubles
cardiaques tels que arrêt cardiaque ou arythmie (1). Il est à noter que les statines se
sont révélées myotoxiques chez l'animal.
Le diagnostic d'une rhabdomyolyse se fait principalement sur le dosage des CK (valeur
normale : 0 à 150 U/litre). Une élévation des CK est jugée significativement sévère
si elle dépasse dix fois la valeur normale (1). Parmi les différentes causes
médicamenteuses de rhabdomyolyse, seule l'implication des statines est développée
ci-dessous.
Au cours de traitement par les statines, des cas d'atteintes musculaires caractérisées par des myalgies, des crampes musculaires, une faiblesse musculaires et une augmentation des CK, ont été observés. De rares cas de rhabdomyolyse ont été observés avec les statines, aboutissant parfois à une insuffisance rénale aiguë avec anurie (2-3).
Le
mécanisme par lequel les statines entraînent une rhabdomyolyse n'est pas précisément
connu. Deux hypothèses ont été suggérées. La première inclut une altération de la
perméabilité membranaire des myocytes résultant d'une diminution de la synthèse du
cholestérol. La seconde théorie repose sur une diminution des concentrations
mitochondriales d'ubiquinone (coenzyme Q). L'ubiquinone facilite le transport d'électrons
et intervient dans la production d'énergie cellulaire (ATP). Une diminution des réserves
d'ATP peut entraver le fonctionnement des myocytes et même une destruction cellulaire (1,
3).
Avec les statines, la concentration plasmatique d'ubiquinone est généralement réduite
d'environ 30 % car cette enzyme est véhiculée par les LDL (3).
Toutes
les statines peuvent induire des atteintes musculaires pouvant évoluer en rhabdomyolyse.
Ces cas sont généralement rares (3).
En 1995, Un rapport du "Commitee on Safety of Medecines" britannique indique que
l'ensemble des statines peut induire ces effets indésirables sans différence
significative au niveau du risque (4).
Avec la cérivastatine, 29 cas de rhabdomyolyse dont 1 décès ont été notifiés en
France (5). La Food and Drug Administration (FDA) rapporte 31 décès liés à des
rhabdomyolyses sévères associées à la prise de cérivastatine, dont 12 liés à la
prise concomitante de gemfibrozil. Ces observations ont conduit au retrait mondial de ce
médicament par le laboratoire Bayer. Les cas de rhabdomyolyse rapportés en
monothérapie, l'ont été le plus souvent chez des patients traités par de fortes doses
(0,8 mg par jour) (6). La UK Medicines Control Agency (MCA) rapporte au 31 octobre 2000, 4
cas de rhabdomyolyse associés à la cérivastatine en Grande-Bretagne et 482 cas de part
le monde. Environ 50 % des cas dans le monde et 1 des cas britanniques ont été associés
à la prise concomitante de gemfibrozil (7).
Une myopathie survient chez 0,1 à 0,5 % des patients traités par statine en
monothérapie, ce risque augmente d'un facteur dix en cas d'association à des
médicaments métabolisés par les mêmes voies. L'incidence de rhabdomyolyse en
monothérapie est de 0,04 à 0,2 % (1).
Un recueil post-marketing américain effectué entre octobre 1997 et décembre 2000 a
rapporté 772 cas de rhabdomyolyses dus aux statines (8). Les résultats de ce recueil
sont rassemblés dans les tableaux I et II. Il s'agit de cas relevés sans calcul de
l'incidence.
|
Tab. I : |
Tab. II : décès suite à une rhabdomyolyse associés aux statines |
||||||
| substance active | cas |
cas sans fibrate |
décès | décès sans fibrate |
||||
| nb | % |
nb |
% |
nb |
% |
nb |
% |
|
| atorvastatine | 86 | 11,1 |
73 |
84,9 |
13 |
18,1 |
11 |
84,6 |
| cérivastatine | 387 | 50,1 |
187 |
48,3 |
20 |
27,8 |
10 |
50 |
| fluvastatine | 10 | 1,3 |
8 |
80 | 1 |
1,4 |
1 |
100 |
| lovastatine* | 32 | 4,1 |
30 |
93,8 | 5 |
6,9 |
5 |
100 |
| pravastatine | 70 | 9,1 |
62 |
88,6 | 9 |
12,5 |
8 |
88,9 |
| simvastatine | 187 | 24,2 |
164 |
87,7 | 24 |
33,3 |
19 |
79,2 |
| total | 772 | 524 |
67,9 | 72 |
54 |
75 |
||
| * non commercialisé en France | ||||||||
Par ailleurs, selon une analyse rétrospective des rapports soumis à la FDA entre
novembre 1997 et mars 2000, toutes les statines peuvent être associées à des cas de
rhabdomyolyse, la cérivastatine ayant surtout été pénalisée pour des erreurs de
prescription.
Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés chez des patients traités par statine et présentant une myopathie congénitale (9). Les facteurs de risque prédisposant à une atteinte musculaire incluent l'âge élevé, le sexe féminin, une atteinte rénale ou hépatique, un diabète, un hypothyroïdisme, une altération de l'état général, un traumatisme, une ingestion excessive d'alcool et un exercice physique intense (10). Les autres circonstances favorisantes sont une association médicamenteuse et une prescription de la statine à forte dose.
Le
risque d'atteinte musculaire est probablement un effet dose-dépendant et
concentration-dépendante (1). Les atteintes musculaires induites par les statines sont
souvent causées par des interactions médicamenteuses entre plusieurs médicaments
induisant ce type d'atteinte ou modifiant les paramètres cinétiques des statines.
- La lovastatine (non commercialisée en France) et la simvastatine subissent un effet de
premier passage hépatique important lié à l'isoforme CYP 3A4 du cytochrome P450. Leurs
concentrations plasmatiques peuvent être considérablement augmentées par l'usage
concomitant d'inhibiteurs du CYP 3A4 tels que l'itraconazole, le kétoconazole,
l'érythromycine, la clarithromycine, la ciclosporine et les inhibiteurs de la protéase
du VIH. Le jus de pamplemousse inhibe le CYP 3A4 intestinal et peut augmenter les
concentrations plasmatiques de simvastatine et de lovastatine.
- L'association d'un inhibiteur du CYP 3A4 à l'atorvastatine et à la cérivastatine,
aussi métabolisées (au moins partiellement) par le CYP 3A4, provoque une moindre
augmentation de leurs concentrations plasmatiques. Le gemfibrozil diminue également le
métabolisme de la lovastatine, de la simvastatine et de la cérivastatine.
- La pravastatine est métabolisée par sulfonation et non par le système des
cytochromes. Elle est la statine qui subit le moins d'interactions mais l'administration
concomitante de gemfibrozil ou de ciclosporine peut augmenter ses concentrations
plasmatiques et donc le risque d'atteinte musculaire.
- La fluvastatine est métabolisée principalement par le CYP 2C9 et peu d'interactions
ont été rapportées (1, 3, 11-15).
Conduite à tenir : Il parait raisonnable d'assurer une surveillance clinique et biologique régulière des patients traités par les statines et d'éviter les associations avec les fibrates, la ciclosporine, l'érythromycine, la clarithromycine, l'itraconazole et le kétoconazole ainsi que l'acide nicotinique et les inhibiteurs des protéases et la delavirdine. Le traitement doit être arrêté si une toxicité musculaire est cliniquement suspectée ou si l'élévation de la CK est marquée.
Références
bibliographiques :
1. Omar MA, Wilson JP, Cox TS.
Rhabdomyolysis and HMG-CoA reductase inhibitors. Ann Pharmacother 2001 ; 35 : 1096-107.
2. Aursnes I. Drugs affecting lipid
metabolism. In: Meyler's Side Effects of Drugs 13th Ed : M.N.G. DUKES, 1996, chap 44 :
1324-35.
3. Martindale -The complete drug reference-
32nd ed, The Pharmaceutical Press, London 1999 : 1278.
4. Commitee on Safety of Medecines /
Medecines Control Agency. Rhabdomyolysis associated with lipid-lowering drugs. Current
Problems 1995, 21 : 3.
5. Communiqué de l'AFSSaPS du 16 juillet
2001.
6. US Food and Drug Administration. Bayer
voluntarily withdraws BAYCOL®. Media release 08 août 2001.
7. Medicines Control Agency.
Contraindication of concomitant use of gemfibrozil and restriction of maximum dose. Media
release 29 juin 2001.
8. Public Citizen. Petition To Require A Box
Warning on All HMG-CoA Reductase inhibitors ("Statins") 20 août 2001 ; http://www.fda.gov/.
9. Franc S, Bruckert E, Giral P, Turpin G.
Rhabdomyolysis in patients with preexisting myopathy, treated with antilipemic agents.
Presse Med 1997 dec 6 ; 26 (38) : 1855-8.
10. Shek A, Ferrill MJ. Statin - fibrate
combination therapy. Ann Pharmacother 2001 ; 35 (7-8) : 908-17.
11. Choice of lipid-regulating drugs. The
Medical Letter 2001 vol 43 n° 1105 : 43-8.
12. Beaird SL. HMG-CoA reductase inhibitors
: assessing differences in drug interactions and safety profiles. J Am Pharm Assoc 2000 ;
40 (5) : 637-44.
13. Boger RH. Drug interactions of the
statins and consequences for drug selection. Int J Clin Pharmacol Ther 2001 Sep ; 39 (9) :
369-82.
14. Davidson MH. Does differing metabolism
by cytochrome P450 have clinical importance ? Curr Atheroscler Rep 2000 ; 2 (1) : 14-9.
15. Gilad R, Lampl Y. Rhabdomyolysis induced
by simvastatin and kétoconazole treatment. Clin Neuropharmacol 1999 ; 22 (5) : 295-7.
Atorvastatine, TAHOR® CPR 10-20-40 MG
Cérivastatine, CHOLSTAT® et STALTOR® CPR NSFP 0,1-0,3-0,4 MG
Fluvastatine, FRACTAL® et LESCOL® GELULE 20-40 MG, CPR LP 80 MG
Pravastatine, ELISOR® et VASTEN® CPR 20-40 MG
Simvastatine, LODALES® et ZOCOR® CPR 5-20 MG.
(IN)COMPATIBILITES
8 1.FICHE COMPATIBILITE
Tramadol - Chlorure de sodium - PVC
La dilution de tramadol à 0,5 et 4 g/l dans une solution de chlorure de sodium 0,9 %,
dans un contenant en PVC, est visuellement * compatible pendant 14 jours à 4°C. Il n'est
pas noté de perte significative de tramadol (dosage CLHP).
Réf. : Muller HJ, Berg J. Stabilitatsstudie zu tramadolhydrochloride im
PVC-infusionbeutel. Krankenhauspharmazie 1997; 18 : 75-9.
* Toute dilution ou mélange décrit(e) comme visuellement ou physiquement compatible
implique une confirmation par un dosage de la (ou des) substance(s) active(s)
concernée(s).
Tramadol IV :
CONTRAMAL 100MG/2ML SOL INJ®
TOPALGIC 100MG/2ML SOL INJ®
ZAMUDOL 100MG/2ML SOL INJ®
Remarque CNHIM : Le laboratoire Aventis indique que la dilution de TOPALGIC® est possible
aussi bien dans une solution chlorure de sodium 0,9 %, le glucose 5 %, de Ringer que de
bicarbonate 4,2 ou 8,4 %.
En bref
Tramadol 0,5g/l - 4g/l
Vecteur : chlorure de sodium 0,9%
Contenant : PVC
Compatibles
Nature : observation visuelle
Durée, délai : 14 jours
Température : 4°C
Lumière : pas d'information
8 2.FICHE COMPATIBILITE
Atropine sulfate et morphine sulfate - Seringue
Le mélange des solutions de sulfate d'atropine (1 ml ou 1,5 ml d'une solution à 0,4
mg/ml) et de sulfate de morphine (1 ml d'une solution à 15 mg/ml) dans une même
seringue, est physiquement * compatible 15 minutes au moins.
Réf. : Powers S. Incompatibilities of pre-op medications. Hosp Form Manag 1970 ; 5 :
5-22. .- Parker WA. Physical compatibilities of preanesthetic medications. Can J Hosp
Pharm 1976 ; 29 : 91-2.
* Toute dilution ou mélange décrit(e) comme visuellement ou physiquement compatible
implique une confirmation par un dosage de la (ou des) substance(s) active(s)
concernée(s).
Atropine IV :
ATROPINE AGT 0,25MG/1ML SOL INJ AMP®
ATROPINE AGT 0,5MG/1ML SOL INJ AMP®
ATROPINE AGT 1MG/1ML SOL INJ AMP®
ATROPINE COOPER 0,25MG/ML SOL INJ®
ATROPINE COOPER 0,5MG/ML SOL INJ®
ATROPINE COOPER 1MG/ML SOL INJ®
ATROPINE LAV 0,25MG/1ML SOL INJ AMP®
ATROPINE LAV 0,5MG/1ML SOL INJ AMP®
ATROPINE LAV 1MG/1ML SOL INJ AMP®
ATROPINE RENAUD 0,25MG/ML SOL INJ®
ATROPINE RENAUD 0,5MG/ML SOL INJ®
ATROPINE RENAUD 1MG/ML SOL INJ®
Morphine IV :
MORPHINE SULF LAV 1MG/1ML SOL INJ®
MORPHINE SULF LAV 500MG/10ML SOL INJ®
Remarques CNHIM : - Le délai de compatibilité rapporté, 15 minutes, semble un peu court. - Les conditions de protection de la morphine vis-à-vis de la lumière ne sont pas précisées, mais il est vrai que le court délai de conservation du mélange avant injection doit permettre de penser qu'elle n'a pas d'influence.
En bref
Atropine sulfate : 0,4 mg/ml - Morphine sulfate : 15 mg/ml
Contenant : seringue
Compatibles
Nature : examen physique
Durée, délai : 15 minutes au moins
Température : pas d'information
Lumière : pas d'information
8 3. FICHE INCOMPATIBILITE
Le mélange des solutions de chlorhydrate de vancomycine diluée à 10 mg/ml dans une
solution de glucose 5 % et d'oméprazole sodique à la concentration de 4 mg/ml,
administrées à l'aide d'un système d'injection en Y (mélange : 1/1), est incompatible.
Un précipité blanc se forme en 5 minutes.
Réf. : Leboucher G, Charpiat B. Incompatibilité physiciochimique entre l'oméprazole
et la vancomycine. Pharm Hosp Fr 1997 ; 121 : 124.
Vancomycine IV :
VANCOCINE 1G PDR LYO INJ®
VANCOCINE 125MG PDR LYO INJ®
VANCOCINE 250MG PDR LYO INJ®
VANCOCINE 500MG PDR LYO INJ®
VANCOMYCINE DAKOTA 1G PDR LYO INJ®
VANCOMYCINE DAKOTA 125MG PDR LYO INJ®
VANCOMYCINE DAKOTA 250MG PDR LYO INJ®
VANCOMYCINE DAKOTA 500MG PDR LYO INJ®
VANCOMYCINE LEDERLE 500MG PDR INJ®
VANCOMYCINE LEO 500MG PDR LYO INJ NC®
VANCOMYCINE MERCK 1G PDR PR SOl INJ®
VANCOMYCINE MERCK 500MG PDR INJ®
Oméprazole IV :
MOPRAL 40MG PERF IV PDR LYO INJ FLACON®
En bref
Vancomycine : 10 mg/ml - Oméprazole : 4 mg/ml
Vecteur : Glucose 5%
Contenant : système en Y
Incompatibles
Nature : précipité
Durée, délai : 5 minutes
Température : pas d'information
Lumière : pas d'information
INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES
NOUVELLES :
M Carvédilol (KREDEX®) et cimétidine (CIMETIDINE®, STOMEDINE®,
TAGAMET®)
Il est contre-indiqué d'associer le carvédilol et la cimétidine en cas de traitement de
l'insuffisance cardiaque en raison de la majoration des effets indésirables du
carvédilol qui en résulte. Le mécanisme de cette interaction correspond à l'inhibition
du métabolisme du carvédilol par la cimétidine. L'augmentation des concentrations de
carvédilol qui en résulte peut être préjudiciable en cas d'insuffisance cardiaque.
Remarque : la cimétidine est un inhibiteur non spécifique du CYP450 et il est probable
que les voies métaboliques du carvédilol ne soient pas univoques (le 2D6 a un rôle
prépondérant dans la métabolisation du carvédilol), ce qui explique la variation de 30
% de son AUC en cas d'association avec la cimétidine. Il convient d'utiliser un autre
antisécrétoire gastrique.
Réf. : GTIAM 45. - Dossier KREDEX. - Data on file, database on carvedilol, SmithKline
Beecham, quoted by Ruffolo RR, Boyle DA, Venuti RP, Lukas MA. Carvedilol (KREDEX) : a
novel multiple action cardiovascular agent. - Drugs of Today 1991 27 : 465-92.
MDelavirdine
(RESTRIPTOR®) et alcaloïdes de l'ergot de seigle (DIERGOSPRAY®, DIHYDROERGOTAMINE®,
GYNERGENE®, GYNERGENE CAFEINE®, IKARAN®, SEGLOR®, TAMIK®)
Il est contre-indiqué d'associer la delavirdine et les dérivés de l'ergot de seigle
(ergotamine, dihydroergotamine), en raison du risque d'apparition d'ergotisme avec
possibilité de nécrose des extrémités. Le mécanisme de cette interaction correspond
à la diminution de l'élimination biliaire des alcaloïdes de l'ergot de seigle par
l'antiviral.
Réf. : GTIAM 46. - Tran JQ. Clin Pharmacokinet 2001 40 : 207-26.
CNHIM 2001 Parution trimestrielle
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