
EFFETS INDESIRABLES :
Cystites :
- cyclophosphamide.
- acide tiaprofénique.
- liste des médicaments provoquant des cystites.
Coloration des urines :
- liste des médicaments induisant une coloration des urines.
(IN)COMPATIBILITES :
- chlorhydrate de cimétidine.
- céfotaxime sodique - phosphate de fludarabine.
- sulfate d'atropine - chlorhydrate de midazolam.
INTERACTIONS :
- alcool - antihypertenseurs centraux.
- cisapride - sparfloxacine.
EFFETS INDESIRABLES
Certains médicaments provoquent des atteintes de l'arbre urinaire de différents types : cystite, hémorragique ou non, fibrose, cancer, incontinence, rétention d'urine, lithiase. Ils sont par ailleurs nombreux à provoquer également une modification de la coloration des urines. Nous vous proposons en fin de chapitre la liste des spécialités provoquant des modifications de couleur des urines, et ci-dessous deux fiches complètes concernant les cystites médicamenteuses dues au cyclophosphamide et à l'acide tiaprofénique.
Cyclophosphamide
L Cystite
Le cyclophosphamide (EndoxanR) et l'ifosfamide (HoloxanR) présentent une toxicité élective pour les muqueuses de l'appareil excréto-urinaire. Celle-ci se traduit par une cystite, puis une hématurie d'abord micro puis macroscopique. L'évolution peut se faire vers une fibrose de la vessie. La cystite hémorragique peut parfois mettre en jeu le pronostic vital du fait de la gravité du saignement. La toxicité urinaire du cyclophosphamide est liée à l'accumulation de son métabolite toxique dans la vessie : l'acroléine. Celle-ci peut être prévenue par une hyperdiurèse alcaline associée, pour les fortes doses de cyclophosphamide, à l'administration de MESNA. Le syndrome d'antidiurèse inappropriée est rare, rapporté pour de fortes doses de cyclophosphamide. (1)(2)
Dans certaines études, la fréquence des cystites hémorragiques due au cyclophosphamide atteint 40%. Cependant, depuis l'introduction d'un traitement préventif par le MESNA, celles-ci sont devenues exceptionnelles . La toxicité urologique de l'ifosfamide semble encore plus sévère que celle du cyclophosphamide. (3)
L'urotoxicité du cyclophosphamide est observée soit lors de l'administration de doses élevées ou de traitements prolongés à faible posologie. Les symptômes débutent habituellement 5 à 20 jours après le début du traitement. Parfois, la symptomatologie est différée et n'apparaît qu'après l'arrêt du traitement. Une radiothérapie pelvienne risque d'aggraver fortement le processus toxique. (3)
Les mesures permettant d'atténuer la toxicité vésicale du médicament sont :
1. une hyperhydratation supérieure à 2 litres (boisson alcalinisante ou perfusion de bicarbonate de sodium) ;
2. l'utilisation du MESNA (UromitexanR). Ce médicament prévient de façon efficace la survenue des complications urinaires et autorise de fortes doses de médicament. Son intérêt est démontré pour des doses de cyclophosphamide supérieures à 600 mg/m2/jour et pour des doses usuelles d'ifosfamide ;
3. l'irrigation vésicale par 5 à 8 litres d'alun de potasium à 1% stérile au moyen d'une sonde vésicale à double courant. Cette méthode est proposée à titre expérimental, en cas d'hématuries rebelles. (4)
Références :
(1) Martindale - The Extra Pharmacopoeia - 31th ed, The Pharmaceutical Press, London : 1996 : 555.
(2) Goodman & Gilman's / The Pharmacological Basis of Therapeutics. Ninth Edition. Mac Grow Hill, pages 1235-1239.
(3) Martindale - The Extra Pharmacopoeia - 31th ed, The Pharmaceutical Press, London : 1996 : 554.
(4) Doss CNHIM. Cytotoxiques. Utilisation pratique 3e ed. 1998 XIX 2-3 : 134.
Acide tiaprofénique
L Cystite, dysurie, hématurie, pollakiurie
Des cas de cystite associant pollakiurie, miction impérieuse, brûlure mictionnelle et parfois hématurie, ont été décrits chez des patients traités par acide tiaprofénique (SurgamR). Des cas graves, avec obstruction urétrale, ont également été décrits. Le mécanisme d'apparition n'est pas clairement défini. Un mécanisme de toxicité directe a été impliqué, du fait que le médicament est excrété à 90% sous forme inchangée dans les urines. Un mécanisme immunologique a également été évoqué. (1)(2)
Les symptômes urinaires sont plus fréquents avec l'acide tiaprofénique qu'avec les autres AINS. Depuis l'introduction de l'acide tiaprofénique au Royaume-Uni, 69 cas de cystite et 32 cas d'autres symptômes urinaires incluant dysurie, pollakiurie et hématurie ont été signalés avec ce médicament (contre 8 cas de cystite avec l'ensemble des autres AINS). Des cas similaires ont été recensés en Australie. Une étude récente, effectuée chez des urologues britanniques et irlandais, a recensé 108 cas de cystite due à l'acide tiaprofénique. (1)(3)
L'étude publiée en 1997, réalisée chez les urologues britanniques et irlandais, montre que la cystite peut survenir après une durée de traitement qui varie entre 6 semaines et 4 ans (en moyenne 14 mois).
Il est recommandé par le CSM (Committee on Safety of Medicine, UK) de ne pas administrer d'acide tiaprofénique chez les patients présentant des antécédents de troubles urinaires et de cesser immédiatement le traitement en cas d'apparition de symptômes urinaires et à fortiori d'une cystite. Ces troubles sont le plus souvent réversibles à l'arrêt du traitement, mais plusieurs cystites graves ont persisté malgré l'arrêt du médicament. Des cystoplasties et des urétérostomies sont parfois nécessaires. (1)
Références :
(1) Martindale - The Extra Pharmacopoeia - 31th ed, The Pharmaceutical Press, London 1996 : 100.
(2) Drake MJ, Nixon PM, Crew J. Drug-induced bladder and urinary disorders. Drug Safety 1998 jul 19(1) : 45-55.
(3) Henley MJ et coll. Cystitis associated with tiaprofenic acide : a survey of british and irish urologists. Br J Urol 1997 ; 79 : 585-87.
Liste des médicaments provoquant des cystites (autres que ceux cités ci-dessus) : BCG cryodesséché voie intravésicale (ImmucystR), busulfan (MyleranR), carbénicilline disodique (PyopenR), méthotrexate (LedertrexateR, Méthotrexate BellonR, NovatrexR), mitotane (Mitotane PCH), thiotépa voie intravésicale (Thiotepa LederleR, Thiotepa Roger BellonR).
Liste des médicaments provoquant une coloration des urines : bleu de méthylène voie orale (Mictasol bleuR), clofazimine (LampreneR), dantrolène (DantriumR), daunorubicine (CerubidineR, DaunoxomeR), déféroxamine (DesferalR), diacérhéine (ArtR, ZondarR), doxorubicine (AdriamycineR, AdriblastineR, CaelyxR, Doxorubicine DakotaR), épirubicine (FarmorubicineR), fer injectable (Fer LucienR), fluorescéine injectable (Fluoresceine FaureR), flutamide (EulexineR), idarubicine (ZavedosR), lévodopa (ModoparR, SinemetR), métamizole/dipyrone (Avafortan NoramidopyrineR, Cefaline Pyrazole NoramidopyrineR, NovalgineR, Optalidon NoramidopyrineR, PyrethaneR, Salgydal NoramidopyrineR, Visceralgine NoramidopyrineR), métronidazole base voies orale et parentérale (FlagylR, Metronidazole DakotaR, -FDRR, -PCH, -QualimedR, -UnilaboR, RodogylR) et voie vaginale (TergynanR), mitoxanthone (NovantroneR), néfopam (AcupanR), nitrofurantoïne (FuradantineR, FuradoïneR, MicrodoineR), phénindione (PindioneR), propofol (DiprivanR), riboflavine (vitamine B2), rifabutine (AnsatipineR), rifampicine (RifadineR, RifaterR, RifinahR, RimactanR), sulfasalazine (SalazopyrineR), tolcapone, triamtérène (PrestoleR, IsobarR, CycloteriamR), vitamine B12 injectable.
(IN)COMPATIBILITES
1. FICHE COMPATIBILITE
8 chlorhydrate de cimétidine
Le mélange de chlorhydrate de cimétidine (1,2 et 5 g/l) dans une solution de chlorure de sodium 0,9%, de chlorure de sodium glucosé, de Ringer, de Ringer lactate et de Ringer lactate glucose, est physiquement et chimiquement compatible 1 semaine à température ambiante.
Réf : Rosenberg HA, Dougherty JT, Mayron D. Cimetidine hydrochloride compatibility I Chemical aspects and room temperature stability in intravenous fluids. Am J Hosp Pharm 1980 ; 37 : 390-3.
Spécialité contenant du chlorhydrate de cimétidine : TagametR 200 mg/2 ml sol inj.
En bref
Cimétidine chlorhydrate : 1,2 et 5 g/l
Compatible
Vecteurs : chlorure de sodium 0,9%, glucose NaCl, Ringer, Ringer lactate, Ringer lactate glucose
Nature : physiquement et chimiquement
Durée, délai : 1 semaine
Température : 25°C
Lumière : non renseigné
2. FICHE COMPATIBILITE
8 céfotaxime sodique - phosphate de fludarabine
Le mélange des solutions de céfotaxime sodique (20 mg/ml) et de phosphate de fludarabine (1 mg/ml), diluées dans une solution de glucose 5%, administrées à l'aide d'un système d'injection en Y, est physiquement compatible 4 heures à 25°C, sous lumière fluorescente.
Réf : Trissel LA, Parks NPT, Santiago NM. Visual compatibility of fludarabine phosphate with antineoplasic drugs, anti-infectives, and other selected drugs during simulated Y-site injection. Am J Hosp Pharm 1991 ; 48 : 2186-9.
Spécialités contenant du céfotaxime sodique : ClaforanR 0,5g/2ml IV IM pdr et sol, ClaforanR 1g IV IM pdr lyo inj, ClaforanR 1g/4ml IV IM pdr lyo et sol.
Spécialité contenant du phosphate de fludarabine : FludaraR 50mg pdr lyo inj.
En bref
Céfotaxime sodique : 20 mg/ml
Fludarabine phosphate : 1 mg/ml
Compatibles
Vecteur : glucose 5 %
Contenant : système en Y, tubulure
Nature : physiquement
Durée, délai : 4 heures
Température : ambiante
Lumière : fluorescente
3. FICHE COMPATIBILITE
8 sulfate d'atropine - chlorhydrate de midazolam
Le mélange sulfate d'atropine (0,4 mg/ 1 ml) et chlorhydrate de midazolam (5 mg/1 ml), dans une même seringue, est physiquement compatible 4 heures à 25°C.
Réf : Forman JK, Souney PF. Visual compatibility of midazolam hydrochloride with common preoperative injectable medications. Am J Hosp Pharm 1987 ; 44 : 2298-9.
Spécialités contenant du sulfate d'atropine : Atropine AguettantR 0,25 mg/1 ml sol inj, 0,5 mg/1 ml sol inj et 1 mg/1 ml sol inj, Atropine BiosedraR 0,25 mg/1 ml sol inj et 0,5 mg/1 ml sol inj, Atropine FandreR 0,25 mg/1 ml sol inj, 0,5 mg/1 ml sol inj et 1 mg/1 ml sol inj, Atropine LavoisierR 0,25 mg/1 ml sol inj, 0,5 mg/1 ml sol inj et 1 mg/1 ml sol inj, Atropine MeramR 0,25 mg/1 ml sol inj, 0,5 mg/1 ml sol inj et 1 mg/1 ml sol inj, Atropine UnilaboR 1 mg/10 ml sol inj.
Spécialités contenant du chlorhydrate de midazolam : HypnovelR 5 mg/1 ml sol inj, 5 mg/5 ml sol inj et 50 mg/10 ml sol inj.
En bref
Atropine sulfate : 0,4 mg/1 ml
Midazolam chlorhydrate : 5 mg/1 ml
Compatibles
Contenant : seringue
Nature : physiquement
Durée, délai : 4 heures
Température : 25°C
Lumière : non renseigné
NOUVELLES INTERACTIONS
M alcool - antihypertenseurs centraux
Il est déconseillé d'associer les antihypertenseurs centraux (alphaméthyldopa, clonidine, guanfacine, monoxidine, rilménidine) et l'alcool. En effet l'action sédative de ces médicaments est majorée par la prise de boisson alcoolisée ou de médicament contenant de l'alcool.
L'altération de la vigilance qui en résulte peut rendre dangereuse la conduite d'engins motorisés et le maniement de machines. Les patients doivent en être avertis.
Réf : Puddey IB, Beilin LJ, Vandongen R. Regular alcohol use raises blood pressure in treated hypertensive subjects. A randomized controlled trial. Lancet 1987 ; i : 647-51.
Réf : Gould L, Zahir M, DeMartino A, Gomerbrecht RF. Cardiac effects of a cocktail. JAMA 1971 ; 218 : 1799.
Antihypertenseurs centraux : clonidine chlorhydrate, guabenxane sulfate, guanfacine chlorhydrate, guanoxabenz chlorhydrate, méthyldopa, moxonidine, rilmenidine dihydrogénophosphate, tolonidine nitrate.
Spécialité contenant de l'éthanol : CurethylR 26% sol inj IV.
M cisapride - sparfloxacine
Il est contre-indiqué d'associer le cisapride et la sparfloxacine, en raison de la majoration du risque de troubles ventriculaires, notamment de torsades de pointes.
Réf : ampliation d'AMM ZAGAMR.
Spécialités contenant du cisapride monohydrate : PrepulsidR AD 5mg/5ml susp buv, PrepulsidR ENF NR 1mg/ml susp buv, PrepulsidR 10mg cpr.
Spécialités contenant de la sparfloxacine : Sparfloxacine Rhône DPCR 200 mg cpr, ZagamR 200mg cpr.
Sommaire et contenu de MINI DOSSIER du CNHIM - septembre 1998, n°3
EFFETS INDESIRABLES : Antipaludéens
- chloroquine.
- proguanil.
- association chloroquine - proguanil.
(IN)COMPATIBILITES PHYSICO-CHIMIQUES :
- chlorhydrate de buprénorphine - chlorhydrate de midazolam.
- aztréonam - métronidazole.
- aminophylline - succinate de cibenzoline.
INTERACTIONS :
- méthadone - ritonavir.
- buspirone - itraconazole.
EFFETS INDESIRABLES
Parmi les effets indésirables des antipaludéens, ceux traités ci-dessous ont été choisis à titre d'exemples.
rChloroquine (Nivaquine)
L Prurit
La chloroquine et l'hydroxychloroquine sont susceptibles de provoquer un prurit cutané. Dans de nombreux cas, celui-ci touche la paume des mains et la plante des pieds. Il peut être d'intensité sévère. Il est plus souvent observé chez les sujets noirs que chez les caucasiens. (1)(2).
Le prurit est fréquent avec la chloroquine. Dans une étude effectuée au Nigéria, l'incidence du prurit chez les sujets traités par chloroquine a atteint de 60 à 75%. Le prurit a été estimé comme intolérable dans 40% des cas. (2).Le prurit apparaît 10 à 11 heures après le début du traitement. Il augmente en intensité jusqu'à la 25ème heure, avant de diminuer progressivement et de disparaître en moins de 72 heures après le début du traitement. Cet effet indésirable est surtout décrit chez les Noirs africains. Cette particularité semble provenir de la liaison de la chloroquine à la mélanine, et suggère une origine génétique.
Cette prédisposition des patients de race noire n'a pas été notifiée chez les patients noirs américains. (2).L'intensité des démangeaisons impose parfois d'arrêter le traitement.
L Troubles de l'accomodation, dépôt cornéen, photophobie, troubles de la vision, kératopathie, rétinopathie, dyschromatopsie, cécité La chloroquine et l'hydroxychloroquine peuvent provoquer trois sortes d'effets indésirables oculaires typiques. Une kératopathie, un type particulier de rétinopathie, et des troubles de l'accomodation.La kératopathie est limitée à l'épithélium cornéen, où de fortes concentrations de substance active ont été mises en évidence. Chez les patients atteints, la kératopathie est asymptomatique chez plus de 50% d'entre eux. Les symptômes les plus courants sont une photophobie et l'apparition de halos autour des sources lumineuses. Cette kératopathie est habituellement réversible à l'arrêt du traitement, et des complications visuelles graves n'ont pas été décrites.
La rétinopathie due à la chloroquine et à ses dérivés est un effet indésirable beaucoup plus grave, et peut être à l'origine de dommages rétiniens irréversibles avec cécité. L'évolution d'une rétinopathie est imprévisible. Les troubles sont variés : difficulté de lecture, scotomes, défauts de la vision colorée, photophobie, éblouissements et diminution de l'acuité visuelle.
Des troubles de l'accomodation, avec vision floue, durant quelques heures, ont été observés au début d'un traitement curatif antipaludique. Ils régressent complêtement à l'arrêt du traitement. (2).
La fréquence de la kératopathie est élevée puisqu'elle touche 30 à 70% des patients traités plusieurs mois avec de fortes doses de chloroquine. L'incidence de la kératopathie est différente sous chloroquine et sous hydroxychloroquine. Dans une étude portant sur 1500 patients, 95% des patients sous chloroquine ont présenté des dépôts cornéens, tandis que moins de 10% des patients traités par hydroxychloroquine ont présenté des modifications cornéennes. (2).La kératopathie apparaît en général après 1 à 2 mois de traitement, à des doses supérieures à 250 mg/j pour la chloroquine. La rétinopathie est observée en cas de traitement de longue durée. Elle est rarement décrite en deçà de 250 mg/j de chloroquine, ou 400 mg/j d'hydroxychloroquine. La dose quotidienne semble avoir plus d'importance que la dose cumulée. L'insuffisance rénale augmente le risque de rétinopathie, ainsi que l'administration concomitante de probénécide.
A des doses chimioprophylactiques pour le paludisme (300 à 600 mg par semaine), les rétinopathies n'ont été observées que pour des doses cumulées supérieures à 100 g. (2).
La conduite à tenir dépend du type de trouble oculaire, de l'intensité des symptômes, et du rapport bénéfice/risque. Devant des signes évoquant une rétinopathie, il convient d'arrêter le traitement.
En cas de traitements prolongés et/ou à forte dose, une surveillance ophtalmologique régulière est préconisée.
rProguanil (PaludrineR) L Ulcération buccale, stomatite Des ulcérations buccales et des cas de stomatite ont été observés au cours de traitement par proguanil. (2).Les troubles buccaux sont observés chez 4 à 8 % des patients. (3).
Le risque d'ulcération buccale chez les patients traités par proguanil est majoré en cas d'association à la chloroquine. Une étude a permis de recencer 24% d'ulcérations buccales chez les patients sous proguanil seul, contre 37% chez ceux recevant le proguanil et la chloroquine. (2).
Surveillance clinique et traitement symptomatique sont préconisés. Ces effets indésirables n'imposent pas l'arrêt du traitement.
rAssociation chloroquine + proguanil (SavarineR) L Réaction allergique, urticaire, oedème de Quincke Des réactions allergiques à type d'urticaire ou d'oedème angioneurotique ont été observées au cours de traitement par SavarineR (association chloroquine + proguanil). (4).Ces réactions allergiques ont été décrites uniquement pour l'association chloroquine + proguanil, mais les effets propres à la chloroquine ou au proguanil peuvent également survenir.
La conduite à tenir consiste à : arrêter le traitement, mettre en place un traitement d'urgence et un traitement symptomatique, et exercer une surveillance clinique.
Références :
(1) Martindale - The Extra Pharmacopoeia - 31th ed, The Pharmaceutical Press, London 1996 : 463.
(2) Tester-Dalderup C.B.M. Antiprotozoal drugs. In : Meyler's Side Effetcs of Drugs 13th ed : M.N.G. Dukes, 1996, chap 28 : 799-842.
(3) Poirriez J et col. Chimio-prophylaxie du paludisme. Le Concours médical 20/06/1998 : 120-24.
(4) Rectif AMM SAVARINE 05/05/98.
(IN)COMPATIBILITES
1. FICHE COMPATIBILITE
8 chlorhydrate de buprénorphine - chlorhydrate de midazolamLe mélange chlorhydrate de buprénorphine (0,3 mg/1 ml) et chlorhydrate de midazolam (5 mg/1 ml), dans une même seringue, est physiquement compatible 4 heures à 25°C.
Réf : Forman JK, Souney PF. Visual compatibility of midazolam hydrochloride with common preoperative injectable medications. Am J Hosp Pharm 1987 ; 44 : 2298-9.
Spécialité contenant du chlorhydrate de buprénorphine : TemgésicR 0,3 mg/1 ml solution injectable.
Spécialités contenant du chlorhydrate de midazolam : HypnovelR 5 mg/1 ml solution injectable, 5 mg/5 ml solution injectable, 50 mg/10 ml solution injectable.
En bref
Buprénorphine chl : 0,3 mg/1 ml
Midazolam chl : 5 mg/1 ml
Compatibles
Contenant : seringue
Nature : visuellement
Durée, délai : 4 heures
Température : 25°C
Lumière : non renseigné
2. FICHE INCOMPATIBILITE
8 aztréonam - métronidazole
Le mélange des solutions d'aztréonam (40 mg/ml, diluée dans une solution de glucose 5 %) et de métronidazole (5 mg/ml), administrées à l'aide d'un système d'injection en Y, est physiquement incompatible.
Initialement incolore, le mélange se colore en orange en 4 heures.
Réf : Trissel LA, Martinez JF. Compatibility of aztreonam with selected drugs during simulated Y-site administration. Am J Health-Syst Pharm 1995 ; 52 : 1086-90.
Spécialités contenant de l'aztréonam : AzactamR 1 g IV poudre lyophilisée injectable ; NébactamR 1 g/3 ml IM poudre lyophilisée et solution.
Spécialités contenant du métronidazole base : FlagylR 500 mg/100 ml solution injectable flacon ou poche ; Métronidazole DakotaR 0,5 g/100 ml solution flacon ou poche ; Métronidazole FDRR 0,5 g/100 ml solution flacon ou poche ; Métronidazole QualiR 0,5 g/100 ml solution flacon ou poche ; Métronidazole UnilaboR 0,5 g/ 100 ml solution.
En bref
Aztréonam : 40 mg/ml
Métronidazole : 5 mg/ml
Incompatibles
Vecteur : glucose 5 %
Contenant : système en Y, tubulure
Nature : coloration
Durée, délai : 4 heures
Température : non renseigné
Lumière : non renseigné
3. FICHE COMPATIBILITE
8 aminophylline - succinate de cibenzoline
Le mélange aminophylline (10 g/l) et succinate de cibenzoline (2 g/l) dans une solution de chlorure de sodium 0,9% ou de glucose 5%, est physiquement compatible 24 heures à 25°C (examen visuel et microscopique).
Réf : Dahl JM, Roche VF, Hilleman DE. Visual compatibility of cibenzoline succinate with commonly used acute care medications. Am J Hosp Pharm 1987 ; 44 : 1123-5.
Spécialité contenant de l'aminophylline : Aminophylline PCH 250 mg/10 ml solution injectable.
Spécialité contenant du succinate de cibenzoline : CipralanR 100 mg/10 ml solution injectable.
En bref
Aminophylline : 10 g/l
Cibenzoline succinate : 2 g/l
Compatibles
Vecteur : glucose 5% ou chlorure de sodium 0,9%
Nature : physiquement
Durée, délai : 24 heures
Température : 25°C
Lumière : non renseigné
NOUVELLES INTERACTIONS
M méthadone - ritonavirL'association de la méthadone et du ritonavir, se traduisant par une possible inefficacité de l'agoniste morphinique avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage, demande de prendre certaines précautions d'emploi.
Le mécanisme de cette interaction correspond à la diminution des concentrations plasmatiques de la méthadone en raison de l'augmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.
Il convient d'exercer une surveillance clinique régulière et, éventuellement, d'augmenter la fréquence des prises de méthadone (2 à 3 fois par jour au lieu d'une fois par jour).
Réf : Etude Abott, ICAAC, 1997.
Spécialités contenant du chlorhydrate de méthadone : Méthadone chlorhydrate APHP 5 mg/3,75 ml sirop, 10 mg/7,5 ml sirop, 20 mg/15 ml sirop, 40 mg/15 ml sirop, 60 mg/15 ml sirop.
Spécialités contenant du ritonavir : NorvirR 100 mg gélule ; NorvirR 600 mg/7,5 ml solution buvable.
M buspirone - itraconazole
Il est déconseillé d'associer la buspirone et l'itraconazole en raison de l'augmentation des effets indésirables de l'anxiolytique, notamment une importante majoration de son effet sédatif.
Le mécanisme de cette interaction correspond à l'augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone (de 13 fois la concentration maximale admise) par diminution de son métabolisme hépatique. En revanche, sa demi-vie n'est pas modifiée.
Réf : Kivistö KT. Clin Pharmacol Ther 1997 ; 62 : 348-54.
Spécialité contenant du chlorhydrate de buspirone : BusparR 10 mg comprimé.
Spécialité contenant de l'itraconazole : SporanoxR 100 mg gélule.